productions professionnelles

Miss Julie IN LOUISIANA

d'après l'oeuvre de Auguste Strindberg

Mise en scène: Robert Cordier

Scénographie: Emile Salimov

 

avec des anciens élèves d'Acting International:

Eye Haidara

Olivier Raynal

Flore Vialet

 

 

PRESENTATION

 

Au coeur de ce que c’est que cet amour, cette mort ; ce sexe sans vrais amants ? Dans ce rêve, le jeu de l’être humain en tant qu’individu, qu’est la pièce de Strindberg, micmac infernal de la séduction d’une vierge folle par un loup à deux pattes & vice versa, faut-il chercher une quelconque logique ? Ou ne vaut-il pas mieux examiner ceci : que font de l’amour ces chiens qui dorment en nous ?

Le lieu & l’histoire : la Nouvelle Orléans, 1964. Une demeure seigneuriale de style ante-bellum, près des bayous, où vivent les grands alligators & délicieux catfishes de la Louisiane. C’est le soir du 4 juillet, Fête Nationale américaine. Maîtres et serviteurs boivent, chantent & dansent, déguisés. On y fume.

La jeune dame black de la maison, Miss Julie, qui a le diable dans la peau, envahit la cuisine de Christine, travestie en papillon rose. En ‘chasse’ après Jean le concubin de sa cuisinière, elle l’invite à venir danser Jolie Blond’. Chauffeur & homme à tout faire, surtout le pire, du père de Julie, un politicien black en passe d’être élu Gouverneur de la Louisiane, Jean, jeune cajun aux dents longues l’oblige & la suit...

En quelques heures, une nuit d’été torride tourne en tragédie, alors que Jean & Julie sous les yeux de Christine, une fondamentaliste qui a la parole de dieu aux dents, vont tester les formes & limites de l’amour / haine interracial, à l’aube de la révolution sexuelle des folles années soixante. Miss Julie ou la vie & la mort d’une Daddy’s girl, est une pièce féroce--- séduction, vol & suicide -- dont l’action réduite au seuls moments de crise—ceux-là où les hommes & les femmes se jettent tous crocs dehors les uns contre les autres comme les chiens-- articule avec acuité certains des plus grands moments du théâtre de la cruauté, cher à Antonin Artaud. Nous laissant fascinés, dévastés, brûlés. Purgés.

Inspirée des adaptations d’Ingmar Bergman, & de Patrick Marber (« Closer ») nos emprunts, pour cette version, du chef d’oeuvre d’August Strindberg, sont autant des actes d’admiration que d’amour. A la création en 1986-1987 l’adaptation & la mise en scène de Robert Cordier de a bénéficié à la fois d’une presse unanime & d’un accueil public on ne peut plus chaleureux. La pièce, dans une nouvelle mise en scène & adaptation de Robert Cordier, sera jouée par Eyé Haidara, Flore Vialet & Olivier Raynal. Tous trois acteurs professionnels & anciens étudiants comédiens – sur 3 ans – de l’école renommée de l’Acteur de Théâtre, du Cinéma et de la Télévision, Acting International. Nous dédions cette re-création aux mânes d’Ingmar Bergman, notre maître.

 

 

 

MISE EN SCENE

 

 

 

Robert Cordier

A appris le métier en compagnie de Bedos, Marielle, Belmondo et Trintignant, rue Blanche & chez Dullin avec Marceau & Vilar, au TNP. Metteur en scène, il a fait cent pièces d’auteurs phares à Broadway, aux USA & en Europe, enchaînant les succès dans les plus grands théâtres. Cinéaste, il a réalisé trois longs métra­ges, primés.

 

Il a filmé pour la TV américaine Jim Morrison & les Doors, Otis Redding, Aretha Franklin, The Beatles, Joan Crawford... Membre de L’Actors Studio’s Director Unit, coordinateur musical de « Blues for Mister Charlie » de James Baldwin à B’Way, production Actors Studio & proche de De Niro, il a été le mentor d’ acteurs, auteurs & cinéastes. Il a produit, sur France Culture, « La Nef des Fous du Rock », « Un Mensonge de l'Esprit » & « Shepard, l'homme né de ses œuvres », sélections Prix Italia & Europa. *Il a monté « All in the Timing » de Ives, « Tous les hommes sont des Putes » de Mamet & adapté « Vol au dessus d'un nid de coucou », joué avec Bernard Tapie. au Théâtre de Paris. Il dirigera « Eugénie de Franval » d’après de Sade, finaliste Prix du Meilleur Scénario ; il prépare une reprise de «Fool for Love» de Shepard .

 

 

CRITIQUES

 

IL y a des moments précieux où une pièce de théatre vous emmène dans un voyage.... C'est le cas à travers cette adaptation très réussie de " Miss Julie in Louisiana", portée avec brio et justesse par trois jeunes comédiens, et dirigée par une main de maitre Robert Cordier.

 

Nous vibrons au rythme des sentiments exacerbés des personnages, et plongeons dans une autre époque, entre moeurs, castes et religion. Sans artifices superflu, voici une pièce exaltante qui s'adresse à un large public, touchant autant les adolescents que les plus agés !  Et qui se doit, tout simplement , d'etre vu... et partagée. Bravo encore !! Et vive le théatre !!  

- Gwénaelle Deram

 

                                                                                

... Oui, Mon Cher Robert,

 

Je voulais, et je prends acte ce soir de t'exprimer à nouveau, encore, car il faut le dire, le communiquer, cette merveilleuse création de "Miss Julie In Louisiana".

 

Te dire d'abord que j'en suis sortie bouleversée, vraiment : La beauté et l'intelligence du texte que tu as écrit, dans toute la liberté de ta pensée, et ta vision profonde de la vie : L'amour -à faire et défaire-, le désir, la cruauté réelle de la vie, la lutte des classes, des peaux, blanche/noire, femme/homme, le Pouvoir, qui s'immisce, partout où il peut, l'humour en pointe, percutant comme des éclats d'obus le chaos des sentiments et des relations qui se nouent et se dénouent... La finesse incroyable avec laquelle tu sais JOUER de l'ambigüité et de la

perversité inhérente à l'être humain, sous le parfum apparent de l'Amour et du Beau et du Bien... Qui existent pourtant !

 

Et cette mise en scène pleine de passion, d'énergie, d'humour et de gravité mêlés, servis par trois magnifiques acteurs, pétris et porteurs de ton âme artistique, tous trois d'un talent incroyable. Ce qui m'a frappé, c'est leur capacité à donner corps et vie à ce texte pur, profond, subtil, plein d'humour, et surtout, à comprendre de façon instinctive cette intelligence

du texte. Des jeunes acteurs dans leur vingtaine, qui incarnent un texte aussi mâture, ça, c'est la chose qui m'a aussi frappée, émerveillée.

 

Tu es un magicien.

 

Ce que nous avons vécu Dimanche dans la salle, nous, spectateurs, c'était la plongéein vivo dans la vibration. Un silence et des émotions fortes circulaient de notre côté. Et mes élèves qui ont vus la pièce m'ont aussi témoigné de leur enthousiasme.

 

Je voulais te dire mon bonheur de t'avoir connue, suivie, retrouvée, et ma fidélité sans faille à tout ton univers, personnel et artistique. Je suis fière et connais la chance de t'avoir rencontrée.

 

Du fond du coeur, Robert, merci. C'était éblouissant, et haletant. Les images continuent à s'entrechoquer dans ma tête. Tu es un créateur et un inspirateur pour tous ceux, jeunes acteurs et metteurs en scène qui te côtoient.

 

"Miss Julie In Louisiana" doit poursuivre sa vie, en 2009, par tous les moyens, et être découverte par le plus grand nombre. Pour toi, pour tes acteurs, et pour le public, qui cherche, aujourd'hui, à comprendre la vie. Surtout aujourd'hui ! Telle qu'elle est. Le Théâtre et le Cinéma, ce sont ces fenêtres ouvertes vers la "caverne", celle de Platon...

 

Et les images dansent sur les murs de la Caverne, s'entrechoquent et nous révèle à nous-même, spectateur et humain. C'est l'expérience intime que j'ai vécu avec "Miss Julie In Louisiana".

 

Donnons-nous RV avec l'équipe, avant la fin de l'année, tu es un agitateur d'émotions, de générosité et de talents. Par cela, et avec la présence d'Irina, les choses, me semblent-ils, peuvent retrouver leur unité et leur harmonie. Il y a toute une équipe autour de toi, tu le sais, et passionnée par le même sens à donner à la vie : L'Art dramatique. 

- Eve BRIAN

 

 

 

Dear Robert, 

This is just a little note to wish you and the actors well for the rest of the run. It is a beautiful production, and it is too bad that after all that work it will close next week!  Perhaps there will be "prolongations"? Merde pour la suite je t'embrasse  

- Clara Mc BRIDE

 

 

Bonjour, Robert !

Tu as fait de cette pièce de Strindberg (du fin de 19-eme) une parabole contemporaine du début du 21 siècle. Dans un autre contexte, la pièce a trouvé dans ta mise en scène de nouveaux reflets de sens liés à l¹actualité de la vie américaine. Il me paraît très séduisant de la rejouer aux USA et dans les états les plus racistes ! J¹ai aussi trouvé la direction d¹acteur et la mise en scène forte et charismatique.

 

Tu a changé non seulement la forme mais aussi le fond de la pièce : au combat (amour-haine) des sexes et des classes sociales s¹ajoute maintenant celui (haine ­amour) des races et des peuples de différents couleurs de peau. Grâce à cette solution, le spectacle « miss Julie en Louisiane » a tout à coup gagné en feu, en poivre, en chaleur, douleur, frissons, violence et en fragilité. Un vaste espace s¹est ouvert pour une immense énergie.

 

Le spectacle - est une parabole, une allégorie, une métaphore de notre vie. Concernant le jeu des acteurs : j¹ai vu la dernière représentation et remarqué qu¹ils ont tous acquis une grande liberté dans la « matière ». Par exemple, Eye Haidara - Julie m'a surpris par son «énergie épicée» (Je me souvienS de sa façon de jouer dans «Dommage qu'elle serait une putain» - avec beaucoup de force et aussi avec immense tendresse). Olivier Raynal, convaincant en macho et en même temps fragile ­ c'est bien. Flore Vialet ­ elle a sûrement un talent comique, mais sait aussi être sensuelle ­ Un mélange très intéressant. 

- Alexandre Louschik

 

 

 

Critiques du public -  élèves - comédiens

« Quelle belle leçon de Théâtre ! »

« On est vachement fiers de notre prof. »

« Super !! »

« Magnifique... on est fiers de notre école ! »

« On reviendra, c’est un spectacle qu’il faut voir plusieurs fois ! »

« J’en ai vu trois et c’est meilleur chaque fois... ! »

« Je me suis régalée & mes amis—pas des élèves—autant que moi. »

« Formidable ! »

« Un vrai bonheur ! Quels acteurs... quelle pièce !! »

« On est touché... on y pensera longtemps. »

« Je l’ai vu deux fois... je reviens... c’est super. »