SPECTACLE d'ELEVES - COMEDIENS DE 1ERE ANNEE

ALGERIE EN ECLATS

d’après les oeuvres de 22 auteurs algériens contemporains

Mise en scène : Clara McBride

 

 

PRESENTATION

 

D'après les oeuvres de: Noureddine Aba, Abdelkader Alloula, Taos Amrouche, Slimane Benaïssa, M’Hamed Benguettaf, Tahar Djaout, Assia Djebar, Arlette Domon, Anna Greki, Nadia Guendouz, Bachir Hadj-Ali, Leila Houari, Abdelmadjid Kaouah, Lazhari Labter, Abderrhamane Lounes, Saïd Mekbel, Azzedine Menasra, Lakhdar Mokhtari, Youcef Sebti, Mohammed Sehaba, Jean Senac, Kateb Yacine. Adaptation Catherine Lévy-Marié

« Algérie en Éclats » rassemble les textes de 22 auteurs algériens contemporains. Ils sont romanciers, poètes, dramaturges, mais aussi journalistes. Ils luttent par "leurs petits écrits" contre "le naufrage d'une société où la raison et l'intelligence ont abdiqué, à laquelle on a inculqué la négation d'elle-même et la négation du monde, à laquelle on a confectionné une identité en forme de mirage et un idéal qui prend l'histoire à reculons." Tahar Djaout (assassiné).
 

 

 

CRITIQUES

 

Merci j'ai beaucoup apprécié le spectacle.  Je suis américain et n'ai pas forcément tout compris à chaque mot, mais j'ai trouvé l'ensemble global convainquant.  Intéressant de voir les mélanges à plusieurs niveaux (de textes, d'auteurs, mise-en-abîme, etc.)  Des fois il semblait que tous les comédiens habillés de la même couleur représentaient un même personnage unique, et à d'autres moments c'était clair qu'il s'agissait d'une pluralité.  Par extensions, le jeu entre le cours de comédiens et les histoires jouées (pièces dans la pièces) était intéressant.  J'ai trouvé les dernières 10-15 minutes particulièrement engageantes émotionnellement (j'ai versé une larme ou deux) et ce à partir de la reprise des scènes d'amour ("enlève-moi ce voile, que je vois ton visage...")  Il semblait clair que cette dernière répétition était plus émouvant que la première fois (l'évolution du cours de théâtre représenté dans la pièce.) Cela m'a bien évidemment fait réfléchir profondément à la situation de ce que ça peut être de vivre en Algérie, avec un conflit intérieur possible : la quête de régler les désirs d'être fidèle à son héritage culturelle et en même temps de maitriser l'expression de soi-même, rôles d'hommes/femmes traditionnels et libérés, angoisse et terreurs, amours, délivrance, foi... Très engageant.  Merci!
 

 

Malgre un texte a priori pas facile, les etudiants de 1ere annee ont reussi a faire revivre cette douloureuse periode de l’histoire algerienne. La mise en scene efficace, bien que parfois repetitive par ses annonces radios qui parviennent en fait au bout d’un moment a banaliser le propos, parvient a attenuer les disparites de niveaux dans le jeu des acteurs. On notera l’effort de non-arabophones d’avoir appris du texte en arabe. Bref une belle energie… Continuez !

 

 

MISE EN SCENE

 

 

 

Clara McBride

Née au Grand Nord du Canada, Clara McBride, vit à Paris depuis 1997 et travaille en tant qu’actrice, metteur en scène et réalisatrice en France et en Europe.

Elle était formée au Canada à L’université Mount Allison, en France à Acting International, au Théâtre du Soleil, au Foostbarn Travelling Théâtre, Au Studio Carlo Boso/Viva La Commedia, et sous la direction de Keith Johnstone. Elle dirige des Ateliers de Masque au « Masters Program du Royal Academy of Dramatic Art » à Londres, et a été invitée spéciale en tant que directrice d’Atelier d’Improvisation et de la Technique Meisner au 11e Festival International d’Improvisation Théâtrale à Amsterdam et au Festival International d’Improvisation à Leuven, Belgique.

Clara joue régulièrement avec sa troupe “The Improfessionals”, citée comme la meilleure improvisation anglophone à Paris. Clara construit sa filmographie de réalisatrice depuis 2003 en France et dans son pays natal. Son premier court-métrage « Last Stop for Miles » à reçu le prix BravoFACT ! de la chaîne télévision Nord Américaine Bravo !. Ses films ont également participé à divers festivals aux Etats-Unis, au Canada et en France.